Les assistés sociaux coûtent-ils trop cher ?
Cette fin de semaine, l’aile jeunesse de l’Action Démocratique du Québec proposait de limitter à quatre ans l’admissibilité à l’aide sociale. Encore un fois, la bande à Mario, cherche à se faire du capital politique sur le dos d’une minorité, une cible facile (ce qui démontre une fois de plus la lâcheté de l’ADQ, il est beaucoup plus facile de s’en prendre aux gens ayant peu de moyens).
La légende
Selon la légende, un assisté social ne fout rien de la journée, se fait vivre par les travailleurs et comble ses revenus déficients par des bricoles “sous la table”. Les pauvres travailleurs doivent payer des impôts pour leurs permettre ce “fabuleux” train de vie.
Cet vision idyllique de la vie d’un assisté social sont propager par des gens (comme la grande majorité de nos élus) N’ONT JAMAIS été eux-mêmes assisté social. Bien entendu, pour un travailleur, le fait de disposer de ses journées donne l’illusion de liberté. Mais, lorsqu’on réalise que ces gens occupent une grande partie de leur quotidien à se battre pour les nécéssités de base (logement, bouffe, vêtements, etc), qu’il sont à la merci de l’humeur d’un fonctionnaire pour leur survie et qu’il doivent se défendre contre les préjugés pour trouver un logement, un emploi ou même ouvrir un compte de banque, on prend conscience que leur vie est souvent plus noire que rose. Si cette vie vous parrait si agréable, faites l’exercice de “vivre en assisté social” durant vos vacances ! Essayez de trouver un logement ou un emploi en vous identifiant comme assisté social, essayez de vivre avec moin de sept cents dollards par mois et … bonne vacances!
Oui, mais c’est mes impôts qui les font vivre!
Un assisté social reçoit en moyenne huit milles dollards par année. Ajoutez à cela les coûts d’administration et des différents services, nous arrivons à environ quinze milles dollards par année (estimations personnelles). Ces montants sont directement réinvestis dans l’économie en dépenses (pratiquement aucun assisté social ne peut épargner). Donc, tous les premiers du mois, les commerçants profitent largement de la manne (d’ailleurs, les grandes chaînes alimentaires augementent souvent leurs prix au début du mois).
Or un criminel coûte en moyenne cent milles dollards par année plus le coût des procès (environ cent mille dollards). Il n’a aucune obligation de travailler et n’a pas besoin de se soucier de ses besoins de base (logement, nourriture et vêtements). Il peut suivre des cours jusqu’au niveau universitaire (gratuit!) ou ne rien faire (je tiens à souligner que je n’idéalise pas du tout le vie en prison, je suis tout-à-fait conscient que ce n’est pas plaisant d’être en prison). Ainsi, pour chaque criminel, on peut “faire vivre” six assistés social et pourtant aucun parti politique ne remet en question ces coûts (c’est politiquement trop chaud). Vos impôts et vos taxes sont-ils mieux utiliser de cette façon ?
Il faut aussi remettre certaines choses en perspective. Les assistés sociaux coûtent environ 231 millions de dollards par année pour aider près de 200 milles personnes. Or les réductions d’impôt consentis aux grandes entreprises (plus particulièrement les banques et les pétrolieres qui font des profits records) ces dernières années se chiffre en millards de dollards et profitent à quelques milliers d’actionnaires. Vos impôts et vos taxes sont-ils mieux utiliser de cette façon ?
L’esprit magique
Dumont et cie croient qu’en coupant les chèques aux assistés sociaux, ils seront “forçés” de se trouver un emploi. Comment un homme qui aspire à gouverner (heureusement qu’il n’a jamais été au pouvoir!) peut-il faire preuve d’autant de naïveté (ou de stupiditté). Les assitsés sociaux, en grande majorité, veulent travailler. Les obstacles pour leur réintégration sont souvents d’ordre pratique (vêtement adéquats pour passer les entrevues, coûts du transport, etc.) mais, plus souvent, c’est (encore) les préjugés des employeurs (encouragés par des polititiens comme Dumont) qui est le plus grand obstacle. Couper leurs ressources c’est les pousser vers la criminalité (et par conséquent, multiplier par six les coûts pour la société). Il suffit de voir les pays où l’aide sociale est à toute fin pratique inexistante (particulièrement les Etats-Unis) pour constanter leur taux de criminalité élevé.
Alors, Dumont, est-tu trop jeune (ou trop borné) pour avoir connu l’échec des mesures répressives ? La répression est le moyen auquel les stupides ont recours pour masquer leur manque d’intelligence à solutionner des problemes. Et, de façon générale, elle a pour résultat d’augmenter les problemes ou d’en créer d’autres plus importants.
Cesses de regarder “Les Bougons” et commences à étudier ce qui s’est fait ici ou ailleurs mon petit (con de) Mario !